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FONCTIONNALITÉS

Les adjuvants présentent des propriétés, communément appelées «fonctionnalités», qui peuvent permettre de réduire l’impact des facteurs limitants.

Les fonctionnalités d’un adjuvant sont établies dans le cadre de l’évaluation obligatoire qui précède toute mise sur le marché.

DANS LA CUVE



Amélioration de la qualité de la bouillie


Certains adjuvants permettent de limiter les phénomènes indésirables qui peuvent intervenir au stade de la réalisation de la bouillie et de maintenir les propriétés physico-chimiques dans des plages optimales. L’action anti-mousse ou le tamponnage du pH en sont des exemples.

LORS DE LA PULVÉRISATION



Amélioration de la qualité de la pulvérisation


La phase de pulvérisation est déterminante dans une stratégie de protection des cultures.
Qualité et choix judicieux du matériel, réglages adaptés, conditionnent la mise en œuvre
de la bouillie. Certains adjuvants peuvent également intervenir en apportant dans la bouillie des composés qui permettent :

- l’amélioration de la structure des jets de pulvérisation,
- la réduction de la proportion de gouttelettes de très fins diamètres,
- l’homogénéisation du calibre des gouttelettes,
- la réduction de l’importance des embruns de pulvérisation (dérive),
- l’atteinte de l’objectif par une plus grande proportion de gouttelettes.

avec et sans adjuvant


AU CONTACT DE LA PLANTE



Amélioration de la rétention


Les feuilles de certaines plantes comme le colza (cuticule très cireuse, hydrophobe, lisse) ont des propriétés gênant la rétention des gouttelettes. Les adjuvants possédant la fonctionnalité d’amélioration de la rétention introduisent dans la bouillie des composés qui limitent le phénomène d’explosion ou de rétractation/rebond à l’impact de la goutte. Le maintien d’un plus grand nombre de gouttelettes de bouillie sur la cible améliore le résultat biologique final.


Amélioration de l’étalement


Dans beaucoup de cas, l’efficacité du traitement passe par une bonne couverture de la cible, la pulvérisation en gouttelette devant former un film de protection aussi uniforme que possible. Pour l’illustrer, on peut citer le cas de certains insectes ravageurs qui peuvent être protégés au sein d‘une feuille recroquevillée. On peut également citer le cas de mauvaises herbes avec une pilosité foliaire qui perturbe l’étalement des gouttelettes sur la cuticule. L’adjuvant peut accroitre la capacité des gouttelettes de bouillie à « s’aplatir » progressivement après l’impact. On obtient ainsi une augmentation de la surface de contact.

adjuvants, amélioration de l'étalement de la bouillie



Amélioration de la pénétration


Dans le cas de traitements phytopharmaceutiques avec des molécules systémiques ou pénétrantes, la cuticule forme une barrière au passage de ces actifs. Son franchissement conditionne l’efficacité. Il peut être amélioré par l’addition d’un adjuvant au pouvoir pénétrant. Ainsi une plus grande quantité d’actif accède au site d’action, au bénéfice de l’efficacité finale.


Maintien des propriétés de la préparation


Une fois sur la plante, les gouttelettes de bouillie vont avoir tendance à sécher par évaporation de l’eau qui les constitue en grande partie. Les actifs cristallisés perdent dans de nombreux cas leur efficacité phytopharmaceutique. En retardant ce phénomène, certains adjuvants améliorent l’efficacité finale du traitement.


Réduction du lessivage


Pour illustrer cette notion, on peut faire référence aux fongicides qui ont une action de contact et qui doivent demeurer à la surface de la plante pour être efficaces. Ils sont cependant progressivement lessivés par la pluie ou par l’irrigation. Les adjuvants possédant la fonctionnalité de réduction du lessivage aident à maintenir plus longtemps les substances actives phytopharmaceutiques de contact à la surface des feuilles.

© AFA, Association Française pour les Adjuvants. Réalisé à partir du travail issu d’un projet d’élèves ingénieurs dans le cadre d’un partenariat AfA-SupAgro Montpellier
Crédit photos : Fotolia, SDP, DE SANGOSSE SAS.
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